Un groupe de decideurs observant avec determination une infrastructure numerique nationale strategique
Publié le 15 mars 2024

La dépendance aux géants technologiques étrangers n’est pas une fatalité, mais le résultat de choix stratégiques évitables qui ignorent les risques juridiques et les échecs passés.

  • Les lois extraterritoriales comme le CLOUD Act américain priment systématiquement sur la localisation géographique de vos données, même en Europe.
  • Les projets de « cloud souverain » ont souvent échoué par gouvernance politique et non par faiblesse technique, une leçon coûteuse à ne pas reproduire.

Recommandation : Le levier d’action le plus puissant réside dans le pilotage de la commande publique, en exigeant des certifications techniques précises comme SecNumCloud plutôt que des labels marketing flous.

Pour tout dirigeant public ou responsable d’une infrastructure critique, le dilemme est permanent. D’un côté, la puissance, l’innovation et l’efficacité opérationnelle des hyperscalers américains ou chinois sont indéniables. De l’autre, l’impératif de souveraineté nationale exige de garder le contrôle sur les données et les infrastructures qui constituent le système nerveux du pays. Face à cette tension, la réaction instinctive est souvent binaire : soit une acceptation résignée de la dépendance, soit un rejet dogmatique au nom d’une indépendance technologique totale.

Les débats se focalisent fréquemment sur les cadres légaux comme le CLOUD Act, générant une méfiance généralisée. Cependant, se contenter de pointer du doigt le risque juridique ne constitue pas une stratégie. La véritable question n’est pas de savoir s’il faut se couper du monde, mais comment interagir avec lui de manière intelligente et maîtrisée. La souveraineté numérique ne se décrète pas par l’exclusion, mais se construit par une série d’arbitrages chirurgicaux et pragmatiques. Il s’agit de comprendre quand bâtir, quand s’allier, et surtout, comment utiliser le levier de la commande publique pour créer un avantage durable.

Cet article n’est pas un pamphlet, mais un guide de décision stratégique. Nous allons déconstruire les risques réels au-delà des mythes, analyser les leçons des échecs passés pour ne plus les reproduire, et détailler les leviers d’action concrets qui permettent de transformer l’enjeu de la souveraineté en un véritable avantage compétitif national. L’objectif est de passer de la prise de conscience à la prise de contrôle.

Cet article propose une feuille de route pour les décideurs, en décomposant les strates de la souveraineté numérique. Le sommaire ci-dessous vous guidera à travers les risques juridiques, les choix d’infrastructures, les stratégies d’achat public et les leçons tirées des projets passés.

Pourquoi héberger vos données stratégiques chez AWS ou Alibaba expose votre pays à l’extraterritorialité du droit

La première illusion à dissiper est celle de la souveraineté par la géographie. Croire que des données stockées dans un datacenter à Paris, Francfort ou Dublin sont à l’abri des ingérences étrangères simplement en raison de leur localisation est une erreur stratégique majeure. La réalité est juridique : la nationalité de l’opérateur prime sur l’emplacement de ses serveurs. Des lois à portée extraterritoriale, comme le CLOUD Act américain, obligent les fournisseurs de services basés aux États-Unis à communiquer les données de leurs clients aux autorités américaines, quelle que soit la localisation de ces données. Il ne s’agit pas d’une possibilité théorique, mais d’une obligation légale active.

Ce mécanisme est renforcé par d’autres textes, souvent moins médiatisés mais tout aussi puissants. Comme le souligne Henri d’Agrain, délégué général du CIGREF, la section 702 du FISA autorise les agences de renseignement américaines à collecter, sans mandat et de façon massive, les données numériques des personnes non américaines. Le risque ne concerne donc pas seulement les enquêtes criminelles ciblées, mais bien une surveillance économique et stratégique à grande échelle.

L’affaire « Microsoft Ireland » a fourni une illustration parfaite de cette réalité. Le gouvernement américain a exigé de Microsoft l’accès à des données stockées sur des serveurs en Irlande. Même si l’affaire a évolué, elle a forcé la Commission européenne à intervenir, démontrant concrètement qu’un fournisseur américain peut être sommé de livrer des données hébergées en Europe. Pour un État, confier des informations sur ses citoyens, ses entreprises stratégiques ou le fonctionnement de ses administrations à un opérateur soumis à de telles lois revient à créer une vulnérabilité juridique structurelle, indépendamment des garanties techniques offertes.

OVHcloud, Scaleway ou AWS : lequel pour héberger les données de santé de 10 millions de citoyens ?

Face au risque juridique, la question du choix du fournisseur devient cruciale, particulièrement pour les données les plus sensibles. Le cas des données de santé est emblématique. Pour un projet national concernant des millions de citoyens, la sélection d’un hébergeur ne peut se résumer à une comparaison de prix ou de performances techniques. Elle impose un arbitrage stratégique basé sur le niveau de criticité et les garanties d’immunité juridique.

En France, le cadre réglementaire de base impose que la certification HDS est obligatoire depuis 2018 pour tout hébergeur de données de santé. Cette certification, basée sur la norme ISO 27001 et un référentiel spécifique, garantit un haut niveau de sécurité et de protection. Des acteurs européens comme OVHcloud ou Scaleway, ainsi que les acteurs américains comme AWS ou Microsoft Azure, peuvent obtenir cette certification. Cependant, si elle est nécessaire, elle n’est pas toujours suffisante. La certification HDS protège contre les cyberattaques ou les mauvaises pratiques, mais pas contre l’extraterritorialité du droit américain.

C’est pourquoi, pour les données les plus critiques, un niveau de garantie supérieur est exigé. L’exemple du Health Data Hub est frappant : la loi SREN de mai 2024 soumet désormais son hébergement aux normes du label SecNumCloud. Délivré par l’ANSSI, ce label garantit non seulement un très haut niveau de sécurité technique, mais aussi une protection contre les lois non européennes. Le choix n’est donc pas simplement « européen contre américain », mais une analyse fine du niveau de sensibilité des données pour déterminer la certification minimale requise.

La gradation de la sensibilité est la clé de la décision. Des données administratives simples peuvent se contenter d’une certification HDS, tandis que des dossiers cliniques complets ou des bases de données nationales stratégiques exigent impérativement le niveau SecNumCloud.

Niveau de sensibilité des données de santé et certification minimale requise
Type de donnée de santé Niveau de sensibilité Certification minimale requise
Données d’identification et de contact Standard HDS (ISO 27001 + référentiel HDS)
Données cliniques et dossiers patients Élevée HDS renforcé + chiffrement de bout en bout
Données du Health Data Hub national Critique / stratégique SecNumCloud (Loi SREN n°2024-449)

Comment structurer vos appels d’offres publics pour favoriser les acteurs européens sans enfreindre les règles de la commande publique ?

Le principal levier d’action d’un État pour construire sa souveraineté numérique réside dans sa capacité à piloter la commande publique. Il ne s’agit pas de rédiger des appels d’offres favorisant explicitement des entreprises nationales, ce qui serait contraire aux règles de la concurrence, mais d’intégrer des critères techniques objectifs qui, de fait, orientent le marché vers des solutions véritablement souveraines.

L’erreur la plus commune est de se fier à des arguments marketing ou à ce que l’on nomme le « sovereignty washing ». De nombreux fournisseurs non européens proposent des offres labellisées « souveraines » ou « de confiance » qui ne sont en réalité que des façades commerciales. Comme le souligne une analyse pertinente, le sovereignty washing, les licences et la dépendance technique brouillent la promesse de souveraineté. Seule une exigence technique précise peut percer cet écran de fumée.

La solution consiste à intégrer des certifications comme SecNumCloud non pas comme une option, mais comme un critère de sélection pondéré, voire obligatoire, pour les projets traitant des données sensibles ou stratégiques. En exigeant dans le cahier des charges une immunité avérée aux lois extraterritoriales, l’acheteur public ne fait pas de discrimination sur la nationalité, mais sur la capacité technique et juridique à répondre à une exigence de sécurité fondamentale. Aujourd’hui, seuls les acteurs dont le capital et le siège social sont européens peuvent prétendre à ce niveau de garantie.

Plan d’action : auditer votre stratégie d’achat public numérique

  1. Points de contact : Listez tous les services et entités publiques passant des contrats d’hébergement ou de services cloud.
  2. Collecte : Inventoriez les contrats existants et identifiez les fournisseurs, leur nationalité et les certifications qu’ils détiennent (HDS, ISO 27001, SecNumCloud).
  3. Cohérence : Confrontez le niveau de sensibilité des données hébergées (standard, sensible, stratégique) avec le niveau de certification du fournisseur. Y a-t-il des incohérences ?
  4. Mémorabilité/Émotion : Repérez les contrats basés sur des labels « souverains » marketing (génériques) par rapport à ceux basés sur des certifications techniques vérifiables (uniques).
  5. Plan d’intégration : Élaborez un plan pour intégrer l’exigence SecNumCloud dans les futurs appels d’offres pour les données critiques et planifiez la migration des données mal protégées.

L’erreur des projets souverains qui coûtent 3 fois plus cher et sont 5 ans en retard : pourquoi Andromède a échoué

L’ambition de construire une alternative nationale aux géants technologiques est légitime, mais l’histoire récente a montré que la volonté politique seule ne suffit pas. L’échec retentissant du projet Andromède, avec ses deux déclinaisons Cloudwatt et Numergy, est une leçon coûteuse mais indispensable. Le problème fondamental de ces initiatives n’était pas technologique, mais relevait d’une gouvernance défaillante pilotée par des impératifs politiques plutôt que par une logique industrielle et commerciale.

Le projet était vicié dès sa conception. Il s’agissait de forcer des concurrents (Orange et Thales d’un côté, SFR et Bull de l’autre) à collaborer au sein de consortiums artificiels. Cette structure a engendré des guerres intestines, des stratégies divergentes et une duplication des efforts. Le résultat fut une gabegie financière et un retard technologique fatal. Comme le rappelle une analyse post-mortem, Cloudwatt et Numergy ont représenté 450 millions d’euros d’investissement, dont 150 millions de financement public, pour un service qui n’a jamais atteint la maturité ou la compétitivité face aux offres existantes. Le débranchement final de Cloudwatt en 2020 a sonné le glas d’une approche de la souveraineté basée sur le saupoudrage politique.

La leçon principale est que la souveraineté ne se construit pas en forçant la création d’un « champion national » artificiel et déconnecté du marché. Elle émerge en soutenant un écosystème d’acteurs existants, agiles et déjà compétitifs, et en leur donnant de la visibilité et des contrats via une commande publique intelligente. Vouloir recréer de zéro ce qui existe déjà, mais en moins bien et plus cher, est une impasse stratégique. Il est plus efficace d’identifier les pépites nationales et de les aider à atteindre la taille critique.

Faut-il rejoindre Gaia-X ou créer une infrastructure souveraine 100 % nationale ?

Après l’échec des approches purement nationales comme Andromède, la perspective a changé pour s’orienter vers une collaboration européenne. C’est dans ce contexte qu’est né le projet Gaia-X. Cependant, une confusion persiste : beaucoup voient Gaia-X comme un futur « super-cloud européen » destiné à concurrencer directement AWS ou Azure. C’est une interprétation erronée qui mène à de fausses attentes et à de mauvais arbitrages stratégiques.

En réalité, Gaia-X n’est pas un fournisseur de cloud. C’est une fédération de standards ouverts et un cadre de gouvernance. Son objectif est de créer un écosystème où différents fournisseurs de cloud européens peuvent interopérer de manière transparente et sécurisée. Comme l’expliquait déjà la vision initiale du projet, l’approche est paneuropéenne, fédérée, multi-acteurs, et fondée sur des standards ouverts plutôt que sur un cloud propriétaire. L’idée est de permettre à un client de passer d’un fournisseur certifié Gaia-X à un autre sans être prisonnier d’une technologie propriétaire, tout en garantissant des niveaux de sécurité et de souveraineté communs.

La question n’est donc pas « Gaia-X OU une solution nationale ? ». La bonne approche est de voir comment les deux s’articulent. Pour un État, la stratégie devrait être double :

  1. Soutenir ses propres champions nationaux (comme OVHcloud, Scaleway, etc.) pour qu’ils deviennent des acteurs majeurs et certifiés au sein de l’écosystème Gaia-X.
  2. Intégrer les standards et les labels de Gaia-X dans sa commande publique pour favoriser l’émergence d’un marché européen unifié et interopérable.

Le projet avance concrètement, avec des étapes comme la version LOIRE de Gaia-X déployée et les premiers fournisseurs obtenant la certification de niveau 3, démontrant une trajectoire vers une infrastructure de confiance fédérée. Rejoindre cette dynamique n’est pas un abandon de souveraineté nationale, mais une manière de la démultiplier à l’échelle européenne.

Pourquoi une donnée classifiée « Secret Défense » nécessite 10 couches de sécurité supplémentaires

Lorsqu’on aborde le sommet de la pyramide de la sensibilité, avec des données classifiées « Secret Défense », la notion de souveraineté change radicalement de dimension. On ne parle plus seulement de protection logicielle ou de cadres juridiques, mais d’un empilement de couches de sécurité physique et humaine qui rendent toute compromission extraordinairement complexe. Héberger ce type de données ne se résume pas à choisir un cloud, même certifié SecNumCloud. Cela implique la création d’un sanctuaire physique et logique.

Les couches de sécurité supplémentaires vont bien au-delà d’un simple datacenter sécurisé. Elles incluent :

  • Sécurité physique extrême : Des bâtiments renforcés, des zones d’accès contrôlées par de multiples facteurs d’authentification biométrique, une surveillance 24/7 et des protections contre les attaques physiques (impulsions électromagnétiques, etc.).
  • Isolation réseau totale (Air Gap) : Les systèmes hébergeant ces données sont souvent physiquement déconnectés de tout réseau externe, y compris Internet. Les mises à jour se font manuellement via des supports contrôlés.
  • Personnel habilité : Seul un nombre très restreint de personnes, ayant fait l’objet d’enquêtes de sécurité approfondies et détenant une habilitation « Secret Défense », peut accéder physiquement ou logiquement aux systèmes.
  • Chiffrement matériel et logiciel : Les données sont chiffrées au repos et en transit avec des algorithmes et des clés propriétaires, souvent gérées par du matériel de chiffrement dédié (HSM) lui-même sécurisé.
  • Traçabilité et audit constant : Chaque action, chaque accès, chaque tentative d’accès est enregistré, analysé en temps réel et audité a posteriori pour détecter la moindre anomalie.

Cette approche montre que pour le noyau dur de la souveraineté étatique, la confiance n’existe pas. Seule la vérification et le contrôle absolu à chaque couche de l’infrastructure comptent. C’est un monde où le concept de « cloud public » n’a pas sa place et où la souveraineté est synonyme de maîtrise physique et humaine totale de la chaîne technologique.

LibreOffice ou Microsoft Office, PostgreSQL ou Oracle : quand l’open source est-il vraiment viable ?

Dans la quête de souveraineté, l’open source est souvent présenté comme une solution miracle. L’idée est séduisante : en s’appuyant sur des logiciels dont le code est ouvert, on s’affranchit de la dépendance à un éditeur unique, de ses licences coûteuses et de ses boîtes noires technologiques. Migrer les administrations de Microsoft Office vers LibreOffice ou les bases de données d’Oracle vers PostgreSQL semble être un chemin direct vers plus d’indépendance. Cependant, la réalité est plus complexe.

La viabilité d’une stratégie open source ne dépend pas du logiciel lui-même, mais de la capacité d’un pays à construire et maintenir un écosystème de compétences autour de lui. Un logiciel open source n’est pas « gratuit ». Son coût se déplace de la licence vers le service : intégration, maintenance, formation, support et développement de fonctionnalités spécifiques. C’est ce qu’on appelle le coût total de possession (TCO).

Une migration massive vers l’open source n’est viable que si plusieurs conditions sont réunies :

  1. Un bassin de compétences national : Existe-t-il suffisamment d’ingénieurs, de techniciens et d’intégrateurs formés sur ces technologies pour assurer le déploiement et le support à grande échelle ?
  2. Une filière de formation : Les universités et les écoles forment-elles activement les futures générations à ces outils ? L’État investit-il dans la formation continue de ses propres agents ?
  3. Un tissu d’entreprises de services : Y a-t-il des entreprises de services du numérique (ESN) nationales capables de fournir un support de niveau industriel, de garantir des temps de rétablissement et de développer des correctifs de sécurité ?

Sans cet écosystème, une stratégie open source peut créer une nouvelle forme de dépendance, non plus à un éditeur, mais à une poignée d’experts rares et chers, ou à des prestataires étrangers. La souveraineté logicielle n’est donc pas le simple choix d’un produit, mais un investissement à long terme dans le capital humain et industriel national.

À retenir

  • L’extraterritorialité du droit (CLOUD Act, FISA) est un fait juridique qui rend la localisation des données insuffisante pour garantir la souveraineté face à un opérateur non-européen.
  • Les échecs passés des projets de « cloud souverain » sont avant tout des leçons de gouvernance : une stratégie industrielle doit primer sur les arrangements politiques.
  • La commande publique est le levier stratégique le plus puissant, à condition d’exiger des certifications techniques (SecNumCloud) plutôt que de se fier à des labels marketing.

Comment l’investissement IT peut accélérer le développement économique d’une région ou d’une entreprise ?

Au terme de cette analyse, il apparaît clairement que la souveraineté numérique, loin d’être une contrainte défensive ou une dépense protectionniste, est en réalité un formidable levier de développement économique. Chaque décision d’investissement IT, lorsqu’elle est guidée par une stratégie de souveraineté pragmatique, peut se transformer en un cercle vertueux pour l’économie nationale.

En orientant la commande publique vers des acteurs nationaux et européens qui respectent des standards élevés comme SecNumCloud, un État ne fait pas que protéger ses données. Il crée un marché pour des entreprises locales, leur permettant d’atteindre une taille critique, d’investir en R&D et d’innover. Ce soutien structurel favorise l’émergence d’un tissu industriel technologique compétitif, capable d’exporter son savoir-faire. De même, un investissement stratégique dans la formation aux technologies open source ne résout pas seulement un problème de dépendance logicielle ; il crée un vivier de compétences hautement qualifiées qui irriguera l’ensemble de l’économie numérique.

La souveraineté numérique bien pensée n’est pas un repli sur soi. C’est la construction patiente d’un écosystème où la protection des données stratégiques va de pair avec la création de valeur économique. C’est un projet industriel qui génère des emplois qualifiés, stimule l’innovation locale et renforce la résilience du pays face aux chocs géopolitiques et économiques. L’enjeu pour les décideurs est de cesser de voir la souveraineté comme un coût et de commencer à la piloter comme un investissement stratégique dans l’avenir économique de la nation.

Pour transformer cet enjeu stratégique en un avantage compétitif durable, l’étape suivante consiste à auditer vos dépendances technologiques actuelles et à intégrer systématiquement ces critères de souveraineté dans votre prochaine feuille de route d’investissement numérique.

Rédigé par Sophie Laurent, Rédactrice web spécialisée dans l'infrastructure informatique d'entreprise et les services cloud, elle décrypte les offres de cloud computing, les modèles d'infogérance et les stratégies de migration pour les organisations de toutes tailles. Son travail consiste à synthétiser les documentations techniques, analyser les comparatifs de fournisseurs et traduire les enjeux de performance, sécurité et coût en recommandations accessibles. L'objectif est d'aider les décideurs IT à faire des choix éclairés en matière d'infrastructure, d'externalisation et d'optimisation budgétaire.